Geneviève St-André

Peinture à l'huile

Geneviève St-André est native de la Montérégie, où elle habitait une maison, en campagne, sur un grand terrain qui donnait vue sur des champs. La proximité à la nature a comblé l'enfant sensible qu'elle était, étant entourée de nombreux animaux - chiens, chats, lapins, lapins, perruches, poules et hamsters -. Cet attrait pour la beauté, dont elle était l'heureuse témoin quotidiennement, a mené son choix de carrière et c'est tout naturellement qu'elle s'est dirigée en design d'intérieur, pour poursuivre à l'Université en Design de l'Environnement. Pendant les années en bureau de design et d'architecture comme chargée de projet, Geneviève St-André a renoué avec ses anciennes amours - peinture et écriture - et elle s'est lancée en production officielle dès son arrivée en Beauce. Désormais établie à Saint-Benjamin avec son conjoint et ses trois enfants, l'artiste poursuit ses pratiques artistiques conjointement.

Démarche artistiqueJe peins à l’aide de mes doigts gantés seulement, sur un support en toile (canevas), en panneau récupéré de fibre compressée ou en bois. Je peins de grands ou de très grands formats, étant donné la dimension de mes dix uniques pinceaux vivants. Les thématiques qui reviennent souvent parlent principalement d’eau, de mouvement, de relation entre l’Homme et son environnement. Puisque la question environnementale m’interpelle de plus en plus avec force, je révise présentement non seulement la matière utilisée, mais aussi la dimension de mes tableaux. Le médium de la peinture à l’huile est actuellement, lui aussi, sous évaluation pointue, pour me tourner probablement vers l’acrylique. Cela reste à définir
prochainement. J’aime dire que je suis en exploration, non pas pour me transformer, mais plutôt pour démontrer mon désir profond d’améliorer autant ma pratique que les matériaux utilisés. Je suis une artiste touche-à-tout. Dans un monde où la matière première devient assurément de plus en plus précieuse, je demeure une artiste touchée par cet enjeu et souhaite y répondre au meilleur de ce que je peux y apporter. La gestion des déchets, la présence de particules volatiles dans la peinture, l’accumulation des œuvres dans l’atelier ou en entrepôt, etc… Tout cela vient accentuer ce questionnement qui me hante : quelle serait la plus forte motivation pour une peintre aux valeurs comme les miennes de créer des œuvres, autre que le désir de m’exprimer et toucher émotionnellement les gens? Ma réponse tardait à venir, mais je crois y déceler un départ embryonnaire que je compte communiquer dans mes prochains tableaux…
Description de votre projet d’exposition

Le lien Terre-eau
C’est évidemment un jeu de mot qui rappelle que notre planète est le « terreau » qui nous permet de nous épanouir, qui nous apporte les ressources nécessaires à la vie, forte représentation de l’interdépendance entre l’environnement et nous, lien qui apparaît dans chacun de mes tableaux. C’est un retour à mes cinq dernières années de pratique, sur lesquelles je me positionne pour repartir à neuf, incluant à ma pratique de nouvelles bases de production artistique.