Natif de Sainte-Marguerite en Beauce, Claude Gagné a étudié la sculpture sur bois à Saint-Jean-Port-Joli en 1974. Puis, après avoir étudié et œuvré en horticulture, il se met à la photographie en même temps qu’il renoue avec la sculpture en créant des œuvres éphémères. Depuis, la photographie et la sculpture occupent la plus grande partie de son temps. Il a participé à de nombreuses expositions collectives en photographie en plus de produire cinq expositions solos différentes. Sa volonté de s’engager dans le développement des arts et de la culture en Beauce l’a amené à œuvrer pour OSCART (Organisme de soutien à la création artistique), le Musée Marius-Barbeau et Beauce Art L’International de la sculpture. Ses réalisations photographiques font partie de collections privées, entre autres d’Art en Beauce, La Collection.
| Démarche artistique |
Étant originaire de la campagne de Beauce québécoise, j’ai développé un goût prononcé pour l’exploration de la nature. Cette expérience m’a procuré une bonne connaissance de l’environnement rural et a éveillé ma sensibilité envers les éléments qui façonnent ce territoire. Ainsi les paysages, les végétaux et la terre ont pris une place importante dans mes explorations artistiques : ce sont mes principales sources d’inspiration, les thèmes sous-jacents à mes réalisations et, parfois, la matière première de mes créations. Ma pratique artistique m’amène à m’exprimer à travers diverses techniques telles la photographie, les méthodes alternatives en photographie, l’art nature, la modélisation 3D ainsi que les arts numériques et technologiques. Mon choix technique est souvent dicté par le projet ou le thème que j’explore. J’explore et interroge continuellement mon environnement afin de développer une vision singulière du territoire. J’accumule les photos, les vidéos et les échantillons sonores dans le but de créer un recueil d’informations pouvant nourrir mes projets futurs. En général, mes œuvres cherchent à susciter la réflexion sur l’évolution des territoires ruraux ou invitent à porter notre attention aux traces du passé enfouies dans nos mémoires. Illustrer l’éphémère et l’effacement par le biais des arts numériques et médiatiques semble résumer assez bien mes préoccupations actuelles. |
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| Description de votre projet d’exposition | « La mémoire est une faculté qui oublie » ou du moins elle est une faculté qui réinterprète la réalité pour la rendre conforme à une vision altérée par nos émotions et notre vécu. La série « Même les images oublient » a été réalisée à partir d’images numériques prises au fil des ans. Par le biais d’outils informatiques, je crée des mémoires superposées pour tenter d’imager une vision altérée des souvenirs. Je me suis attardé au thème du patrimoine bâti, me permettant de lier les origines des communautés rurales et de leur désintégration graduelle, d’où le titre de la série : « Même les images oublient ». Ces œuvres nous montrent que, malgré ces trous de mémoire, nous avons la capacité de réinterpréter ces fragments pour créer une nouvelle réalité. |